Alliance des Professeures et Professeurs de Montréal
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Négociations nationales - Dernières nouvelles

La FAE vient de mettre en ligne sur son site Internet la page Négos 2010. On y retrouve notamment les textes des demandes syndicales et des offres patronales déposés à la table de négociations ainsi que l'information la plus récentes sur les pourparlers et la mobilisation des membres des syndicats affiliés.

 

Comité d'action et de mobilisation (CAM)

Le Comité d’action et de mobilisation constitue un des principaux leviers du militantisme syndical de l’Alliance. À l’aube des négociations pour le renouvellement de la convention collective nationale, il devient impératif de susciter la réflexion pour dégager des perspectives d’actions qui tiennent compte des contraintes nouvelles. 

C’est le défi que compte relever le Comité d'action et de mobilisation pour 2009-2010 formé des membres suivants: 
 

Membres réguliers        

Établissement                                  

Secteur/Réseau

Siham Abou Nasr            

Madeleine-de-Verchères      

Primaire/Centre

Samia Belouchet            

Champlain                                         

Primaire/Sud

Martin Bibeau                  

Joseph-François-Perrault                   

Secondaire/Nord

Mireille Chénard     

Sainte-Bernadette-Soubirous  

Préscolaire-Accueil/Centre 

Michel Dupriez                

Saint-Jean-de-Matha                          

Primaire-spécialiste/Ouest

Claudia Gagnon              

Saint-Luc                                          

Secondaire/Ouest

Tania Longpré                 

Centre Tétreauville                             

EDA/Est

Véronique Patry               

Saint-Luc                                          

Secondaire/Ouest

Pierre Payette                 

École des métiers de la construction  

FP/Sud

Isabelle Robillard             

Saint-Albert-le-Grand                          

Primaire/Centre

Julia Simard                    

Christ-Roi                                         

Primaire/Nord

Bertrand St-Jean             

De la Lancée                                     

Écoles spécialisées/Est

Josée White                    

Jeanne-Mance                                   

Secondaire/Sud

Élaine Bertrand                

Alliance                                            

vice-présidente

Louis De Nobile               

Alliance                                             

vice-président

Yves Parenteau               

Alliance                                             

conseiller 

Membres substituts       

Établissement                                  

Secteur/Réseau

Diane Gaboury                

Centre Ste-Croix                                 

EDA/Centre

Christine Laforce            

Marguerite-de-Lajemmerais               

Secondaire/Centre



OPÉRATION TÂCHES

Les personnes déléguées sont invitées à transmettre à l'Alliance les tâches hebdomadaires des collègues de leur établissement. En vertu de la clause 5-3.21, section 3.3c de la convention locale, les direction d'établissement doivent remettre les tâches de tout le personnel enseignant à la personne déléguée syndicale de l'établissement après le 15 octobre de chaque année. Nous demandons aux équipes syndicales de photocopier les tâches de tous les collègues et de les transmettre dans l'enveloppe prévu à cet effet.

CAMPAGNE D’INFORMATION ET DE MOBILISATION
DANS LE CADRE DES NÉGOCIATIONS LOCALES

Le Comité d’action et de mobilisation a préparé une campagne d’information et de mobilisation dans le cadre des négociations locales avec la CSDM. Cette campagne s’avère nécessaire pour faire des gains dans ces négociations et pour se préparer pour les prochaines négociations nationales. Malgré les limites imposées à notre action en négociation locale (aucun droit de grève), il est possible de se mobiliser. La campagne proposée constitue un premier pas en ce sens.

Les objectifs de la campagne :
  • Informer les membres sur les enjeux des négociations actuelles;
  • Inciter les membres à discuter des négociations locales;
  • Démontrer que les membres appuient leur Comité de négociations;
  • Lancer des messages sur nos revendications aux directions d’établissement et à la CSDM.

Quatre enjeux des présentes négociations locales ont fait l'objet de chemises d'information:

Conciliation travail-famille : La stabilité dans l'école, ça passe par des profs en santé 


EHDAA :  Les profs en ont plein les bras


 Reconnaissance de la participation aux comités 


 Les journées pédagogiques

Pour consulter les dépôts syndical et patronal, la liste complète des matières locales et des arrangements locaux et tous autres documents relatifs aux négociations locales, rendez-vous à
l’onglet Conventions collectives et lois, Négociations locales .































  



Du 29 octobre au 23 novembre 2007




Catherine a eu une bonne idée!

Une très bonne idée même. Elle a bien hâte de la partager avec ses collègues du même cycle lors de la prochaine journée pédagogique. Malheureusement, à la dernière minute, la direction convoque une «importante» réunion administrative. La journée pédagogique est amputée de moitié et Catherine consacre les quelques heures qui lui restent en après-midi à une rencontre déjà planifiée avec l’orthopédagogue et aux corrections. La journée se termine, son idée «procrastine» et Catherine n’a pas bonne mine.

Pierre, lui, n’a pas grand «pédago» à se mettre sous la dent!

Il enseigne à la formation professionnelle et n’a droit qu’à 6 journées pédagogiques comme ses collègues de l’éducation des adultes. S’il veut innover dans son approche pédagogique, il devra y consacrer plusieurs heures à la maison au détriment de sa vie familiale. Pas le temps de penser, de se ressourcer, pas le temps de respirer. 

TOUCHE PAS À MA PÉDAGO!

Voilà le cri du coeur des profs de la Commission scolaire de Montréal pour exprimer leur ras-le-bol devant l’ingérence de plus en plus insistante des directions d’établissement dans leurs journées pédagogiques.


Le choix de la CSDM : UN DROIT DE GÉRANCE ABSOLU 

Chacun a pu le constater, il est de plus en plus difficile de faire respecter nos droits à propos des journées pédagogiques. Les directions veulent déguiser les journées pédagogiques en rencontres administratives, en formation ou en n’importe quoi d’autre au détriment de nos préparations. Tous les moyens sont bons: l’urgence de la situation, la culpabilité, les pressions peu subtiles.

Si nous ne mettons pas un frein aux volontés de la CSDM et des directions d’établissement, les journées pédagogiques risquent de devenir un joyeux fourre-tout administratif qui les éloigne de leur mission première. La CSDM veut en effet profiter des négociations locales pour augmenter le droit de gérance des directions dans la répartition et le contenu des journées pédagogiques.

DEMANDES PATRONALES:

Le contenu des journées pédagogiques doit être un objet de consultation et non pas faire l’objet d’une démarche consensuelle (comme c’est le cas présentement).

«Dans tous les cas, il doit être clair que l’autorité compétente conserve tous ses pouvoirs de décision.»

Pendant ce temps, la CSDM ne propose pas d’augmenter le nombre de journées pédagogiques.

Non seulement faut-il empêcher la CSDM de gruger notre droit au contrôle des journées pédagogiques, mais il faut aussi la ramener à l’ordre en ce qui concerne les dérives actuelles.

  




Du 26 novembre au 21 décembre 2007

  

Il était une fois une école tout ce qu’il y a de plus normale dans un quartier hautement dans la moyenne avec des profs tout aussi extraordinaires qu’ailleurs.

Un bon matin, Ariane se rend allègrement à l’école toute heureuse de retrouver ses élèves. Sur son chemin, Ariane croise sa collègue Léa.

— Bonjour, Léa, que fais-tu de si bon matin? N’est-il pas un peu tôt pour te rendre à l’école?

— Mais, tu le sais bien, Ariane, chaque mardi matin, j’arrive un peu plus tôt à l’école afin de préparer la rencontre du Comité ÉHDAA qui aura lieu le midi.

— Mais, Léa, ne devions-nous pas nous rencontrer à l’heure du dîner pour préparer la réunion du CÉ qui a lieu ce soir?

— Mais non, Ariane, souviens-toi, Ginette, qui est elle aussi membre du CÉ, pilote la réunion du Comité santé et sécurité qui se rencontre de nouveau ce midi puisque les problèmes de salubrité dans les classes du troisième ne sont pas encore réglés. Nous nous rencontrerons donc à 15h30 pour préparer le CÉ de ce soir. Mais toi, pourquoi arrives-tu si tôt?

— Ah, c’est une longue histoire. Tu sais que je vous représente au Comité local de perfectionnement. Eh bien, la direction tient mordicus à me consulter à propos d’une formation qu’elle désire nous proposer. Il faut donc que je lise tous les papiers avant de la rencontrer à 15h30. Je devais voir la direction ce midi, mais j’ai trop de corrections à faire.

— Mais, Ariane, où as-tu la tête? C’est en rencontre de ton comité que tu devrais faire ce travail. Et en plus, tu oublies que cette question doit être traitée en CPEPÉ. C’est déjà assez compliqué comme ça, s’il faut que la direction nous entreprenne une par une dans son bureau… Écoute, j’en parlerai demain matin avant les classes à Éric, notre responsable au CPEPÉ.

— Ouais, il y a tellement de comités que je m’y perds des fois. J’ai passé la fin de semaine à travailler sur nos positions en CÉ, à plancher sur le projet de réaménagement de la cour pour le Comité environnement et à me creuser les méninges pour dynamiser le Comité pédagogique. J’aimerais ça avoir une heure par semaine, comme Éric justement, pour ma participation aux comités prévus dans la Convention. Ça me donnerait un peu de répit.

— Tiens en parlant du loup, voilà Éric. Bonjour, Éric, que fais-tu ici si tôt?

— Il faut que je vous parle à tous au plus vite. Le Comité TIC s’est rencontré hier sans que nous en discutions en CPEPÉ. J’avais pourtant indiqué que ça devait se faire tout d’abord en CPEPÉ. J’en ai un peu marre. Il me semble que nous sommes assez éparpillés comme ça!

— Je crois qu’une mise au point s’impose, dit Ariane. Ne pourrait-on pas rassembler tous les profs vendredi midi?

— Oui, disent-ils en chœur, voilà une bonne suggestion!

Malheureusement, Ariane et Léa, épuisées, n’ont pu assister à la réunion du vendredi suivant, une mauvaise grippe les ayant clouées au lit. Malgré la maladie, elles ont tout de même réussi à envoyer quelques courriels à leurs collègues afin de ne pas retarder le travail! Ouf! Vive l’informatique! 


La participation des enseignants
selon la CSDM 

Une reconnaissance dans les mots

Dans le dépôt patronal, la CSDM souligne l’expertise des profs et l’importance de leur participation dans la vie de l’école. Elle souhaite toutefois modifier plusieurs dispositions du chapitre 4-0.00, notamment pour limiter l’actuelle démarche consensuelle dans les comités. La CSDM veut discuter des problèmes, mais imposer ses solutions : « Si importante que soit la participation des enseignantes et enseignants, elle doit se faire dans le respect des rôles et responsabilités de la Commission et des directions d’établissement.»


Pas de reconnaissance dans les faits

Bien que la CSDM affirme reconnaître l’apport des enseignantes et des enseignants, elle n’a concrètement rien prévu pour favoriser cette participation. Pire, la CSDM indique son intention de réviser la comptabilisation du temps consacré par les profs au CPEPÉ. Son objectif semble être d’éliminer le temps reconnu dans la tâche. La CSDM demande également que la personne déléguée syndicale exerce ses activités à l’extérieur de la semaine régulière de travail de 32 heures alors que, présentement, elle peut le faire à l’extérieur de la tâche éducative. Résumons : l’implication, oui, mais à nos dépens !


De nouvelles structures

Comme s’il n’y avait pas assez de comités, la CSDM propose l’ajout de tables multipartites. « Ces tables multipartites ad hoc pourraient être appelées à siéger au besoin pour discuter de différents sujets et permettre à la Commission de recueillir différents points de vue pour la guider dans ses actions.»  Un des risques, c’est que ces tables restreignent la portée des comités paritaires existants.


LE COMPTE EST LOIN D'ÊTRE COMPLET

Les enseignantes et les enseignants sont de véritables professionnels. Ils s’investissent corps et âme dans la réussite scolaire des élèves et s’impliquent dans la vie de l’école pour en assurer le bon fonctionnement. Avec la tâche qui ne cesse de s’alourdir, les profs manquent de temps. Plusieurs se rendent malades.

Reconnaître cette participation, c’est un des moyens pour améliorer leurs conditions de travail… et leur qualité de vie. En même temps, nous nous donnons collectivement de mei­lleures conditions pour favoriser la participation aux comités et l’implication dans l’école.

Pour l'Alliance, reconnaître la participation des profs, c'est...
... accorder 1 heure par semaine pour la participation

Pour que la participation des enseignantes et des enseignants aux comités prévus dans la Convention collective et dans la LIP soit véritablement reconnue, nous demandons qu’une heure par semaine soit allouée dans la tâche complémentaire (un maximum de deux heures pour les enseignants membres de plus d’un comité).

... ne pas restreindre la participation au CPEPÉ

Actuellement, la Convention précise qu’un prof participant au CPEPÉ se voit reconnaître une heure par semaine dans la tâche complémentaire «dans la mesure où le CPEPÉ siège au moins une fois par mois». Il faut biffer cette con­dition qui n’aide nullement à la préparation et au suivi des rencontres.

... limiter la durée des rencontres

Dans l’optique d’obtenir un peu de répit, nous demandons de limiter la durée des 10 rencontres collectives de profs (convoquées par la Commission ou la direction d’établissement) prévues à l’extérieur de la semaine régulière de travail à 50 minutes par rencontre.

... reconnaître l'apport de la personne déléguée

Il faut absolument reconnaître le travail de représentation de la personne déléguée syndicale auprès de la direction et du syndicat. En ce sens, nous demandons de comptabiliser 1 heure par semaine dans la tâ­che éducative pour assumer cette fonction.


RECONNAÎTRE MA PARTICIPATION ME PERMET D'EXPRIMER MON AUTONOMIE PROFESSIONNELLE 


   




Du 14 au 28 janvier 2008


(7) Québec. 2008. Coréalisation du gouvernement du Québec et de la CSDM mettant en vedette plusieurs milliers d’enfants et leurs professeurs.

Pendant que les élus ne cessent de promettre année après année un meilleur soutien à ceux et celles qui travaillent quotidiennement avec les élèves en difficulté, les professeurs tiennent le fort auprès des élèves. Nous suivons deux enseignants, l’une, Sophie, dans une classe régulière où ont été intégrés quatre enfants en difficulté et l’autre, Daniel, dans une classe d’ÉHDAA. Exténuée à la fin de sa journée de travail, Sophie trouve des moyens pour relaxer, mais la gymnastique mentale qu’elle doit exercer pour caser ses activités dans son horaire chargé l’épuise davantage. Pendant ce temps, Pierre-Paul, le directeur de l’école, appose sa signature sur les PIA. Nous suivons également Daniel qui doit abandonner sa classe en cours d’année victime d’un épuisement professionnel. Les menaces perpétrées par un élève ont eu raison de son professionnalisme. Pendant ce temps, Pierre-Paul, le directeur de l’école, appose sa signature sur les PIA.

Bruit ambiant très élevé. Montage nerveux. Scénario déjà vu. Excellence et dévouement des interprètes principaux. Jeu plutôt mou de la CSDM. Les acteurs politiques sont peu convaincants. Ces derniers disposent pourtant d’outils permettant la réalisation d’un long métrage de meilleure qualité. Film recommandé aux parents.



On ne peut pas dire que personne n’a entendu parler des besoins criants de services aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. Reconnaissant les problèmes, la ministre de l’Éducation a promis une intervention pour le début 2008. La CSDM a tenu une journée de réflexion sur la question le 19 septembre afin d’identifier les problèmes vécus à la FGJ, à l’ÉDA et à la FP. Le rapport démontre bien que les constats portés publiquement par l’Alliance sont partagés par à peu près tout le monde :
- manque de mesures de soutien à l’intégration ;
- manque de temps pour élaborer les PIA ;
- nombre trop élevé d’élèves intégrés dans les classes régulières ;
- alourdissement des cas ;
- difficulté d’accès aux dossiers d’aide particulière ;
- période limitée à 10 mois en classe d’accueil et ratio trop élevé dans ces groupes ;
- trop grande hétérogénéité des groupes d’élèves ;
- soutien à peu près nul à l’ÉDA et à la FP.

Résultat : la tâche s’alourdit, les profs manquent de soutien, tout le monde s’épuise et, en fin de compte, ce sont aussi les élèves qui en subissent les contrecoups.

En classe régulière, l’alourdissement de la tâche a également des répercussions sur les autres élèves puisque les profs leur consacrent moins de temps. Or, tous les élèves ont besoin d’un prof attentif.

Il faut trouver les moyens de mieux soutenir les profs. La CSDM ne peut, à elle seule, solutionner tous les problèmes puis­que Québec a la plus grande part de responsabilités dans ce dossier. La CSDM doit cependant profiter des négociations locales pour adopter quel­ques mesures qui ne régleront pas tous les problèmes, mais qui permettront de soulager des profs dont la tâ­che s’alourdit et qui manquent de temps.


Or, la CSDM profite-t-elle des négociations locales pour proposer des mesures de soutien aux profs ? La réponse est non. Dans son discours, la CSDM affirme avoir l’intention de « renforcer les mesures de soutien du personnel ». Elle va même plus loin en disant que le soutien aux enseignants pourrait se traduire par « des mesures particulières de soutien à l’enseignante ou à l’enseignant dans la politique locale concernant les services aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage ». Il s’agit encore une fois d’un vœu pieux puisqu’on ne retrouve aucune mesure con­crète dans le dépôt patronal.

Au contraire, la CSDM se sert des Dispositions nationales pour demander l’abolition de la Section 4 Dispositions diverses de la clause 5-3.21 (sur la répartition des fonctions et responsabilités entre les enseignantes et les enseignants d’une école) sous prétexte que la tâche est maintenant de juridiction nationale et que les sujets de nature organisationnelle ne sont pas des conditions de travail (les ÉHDAA, l’accueil, les classes spéciales, les spécialistes au primaire).

Malgré les beaux discours, on parle ici d’un recul.


UNE PLUS GRANDE HOMOGÉNÉITÉ DANS LES CLASSES
Parce que l’écart entre les élèves s’accroît, que l’intégration n’est pas un dogme et que les ressources sont insuffisantes, il faut favoriser une plus grande homogénéité dans les classes régulières où il y a intégration et dans les clas­ses d’ÉHDAA.

CLASSES RÉGULIÈRES : La convention actuelle prévoit une limite du nombre de catégories d’élèves que l’on peut retrouver dans une classe d’ÉHDAA. Nous demandons d’appliquer les mêmes critères pour les élèves intégrés dans une classe régulière, soit deux catégories d’élèves par classe.
CLASSES D'ÉHDAA : Nous demandons de limiter le nombre de niveaux d’études différents à deux par classe. Dans les groupes comptant exceptionnellement trois niveaux d’études différents, nous réclamons une baisse de ratio.

DU TEMPS POUR L'ÉLABORATION DES PIA
L’Alliance demande qu’un temps de libération soit accordé pour la participation à l’élaboration d’un PIA (proportionnel au nombre de PIA par enseignant concerné). Elle demande également que les enseignantes et les enseignants des classes d’ÉHDAA aient du temps de libération pour participer à l’élaboration des PIA, notamment en début et en fin d’année scolaire.

NOMINATION DE L'ENSEIGNANT-RESSOURCE AU SECONDAIRE
Les Dispositions nationales ont ajouté des postes d’enseignants-ressources au secondaire sans toutefois prévoir leur mode de nomination. Nous demandons que la direction fasse cette nomination à partir d’une liste de candidates et de candidats proposée par les enseignantes et les enseignants.

PROFS ITINÉRANTS
La convention actuelle ne prévoit pas de maximum quant au nombre d’élèves et au nombre d’écoles par semaine pour une enseignante ou un enseignant itinérant. Nous demandons de limiter ce nombre d’élèves et d’écoles.

RECONNAÎTRE LA PARTICIPATION AU COMITÉ-ÉCOLE ÉHDAA
Il faut reconnaître la participation des profs membres du Comité en leur allouant une heure par semaine dans la tâche complémentaire.

RENFORCER LE SOUTIEN AUX PROFS
FAVORISE L'AUTONOMIE PROFESSIONNELLE






 

Le rythme effréné de la vie moderne et les exigences du marché du travail semblent inconciliables avec la vie personnelle: avoir du temps de qualité pour élever une famille, prendre soin d’un membre de sa famille, gérer tous les aléas de la vie courante, s’accomplir dans d’autres champs d’intérêts, refaire ses forces pour poursuivre son travail, etc. Plusieurs personnes s’insurgent devant ce mode de vie où l’on cherche toujours à reprendre son souffle. La recherche d’un juste équilibre entre le travail et la vie personnelle est devenue un enjeu de société incontournable.

De plus en plus d’entreprises se préoccupent de cette question et adoptent des politiques favorisant une meilleure conciliation entre la vie au travail et la vie personnelle. Et ce n’est pas pour rien, puisque les problèmes vécus par le personnel se répercutent sur leur travail: fatigue, stress, maladie, surmenage, absentéisme, baisse de la productivité. Or, plus le personnel est heureux, en réussissant à concilier travail et famille, plus il est motivé et performant (sans compter les sommes épargnées par l’entreprise, les compagnies d’assurance et le système de santé !). Le gouvernement fait d’ailleurs la promotion de la conciliation travail-famille.

Malheureusement, ce ne sont pas toutes les entreprises qui en tiennent compte. Plusieurs considèrent qu’elles n’ont rien à voir en ce domaine et que le sort des enfants ou des parents de leur personnel ne les concerne nullement. Malgré l’évolution de la société, il y a toujours des gens qui croient que les femmes s’occuperont de ces «problèmes domestiques»… comme elles l’ont toujours fait! D’autres gèrent à la petite semaine, allouant des congés à la pièce selon leur bon vouloir ou lorsque de graves problèmes surviennent malgré plusieurs signes avant-coureurs. 

 
On ne peut pas dire que la CSDM ait fait de la conciliation travail-famille un enjeu majeur. Pour la CSDM, «la» priorité des actuelles négociations était d’assurer une stabilité dans les classes du début à la fin de l’année scolaire (l’entente partielle conclue en avril dernier allait d’ailleurs en ce sens). Encore faut-il compter sur des profs qui sont en santé! Si les profs croulent sous la charge de travail, s’épuisent, ne peuvent concilier le travail avec leur vie personnelle, s’absentent régulièrement et quittent mê­me la profession, la stabilité ne sera certainement pas assurée!

VOUS NOUS L’AVEZ DIT DURANT LA PRÉSENTE CAMPAGNE D’INFORMATION:
  • Des journées pédagogiques détournées de leur mission première…,
    c’est de l’ouvrage supplémentaire;
  • La participation aux comités qui n’est pas reconnue dans la tâche…,
    c’est du travail de plus à la maison;
  • La précarité d’emploi…,
    c’est du stress qui s’accumule;
  • L’intégration des EHDAA sans soutien suffisant…,
    c’est une tâche qui s’alourdit davantage.
Les profs ont eux aussi droit à une vie de qualité: à des soirées et à des fins de semaine, aux vacances familiales, aux congés pour prendre soin de leurs parents malades, etc. Les horaires élastiques, les semaines qui s’étirent la fin de semaine, les portes ouvertes le dimanche, les corvées de nettoyage le samedi, on en demande beaucoup aux professeurs. Ceux-ci ont besoin de temps pour respirer, pour ne pas s’épuiser, pour ne pas se rendre malades.


Dans son dépôt, la CSDM n’offre rien pour favoriser la conciliation travail-vie personnelle. Elle propose quel­ques changements qui iraient plutôt dans le sens con­traire. Par exemple, dans le cas d’une fermeture d’école pour force majeure, elle aimerait modifier la clause 5-11.08. La CSDM pourrait décider «pour des raisons préventives, que les élè­ves ne sont pas tenus d’être à l’école compte tenu de la température, sans que cette température n’empêche pour autant l’enseignant ou l’enseignante de s’y rendre». A-t-on pensé une seule seconde que les profs sont aussi des parents?

Les plus grosses attaques sont dirigées vers les collègues de l’éducation des adultes (EDA) et de la formation professionnelle (FP) qui, déjà, n’ont pas les conditions de travail les plus avantageuses.

DES VACANCES, MAIS PAS POUR TOUT LE MONDE
La CSDM souhaite élargir l’amplitude annuelle sur 260 jours incluant l’été, ce qui signifie que certains profs travailleraient l’été. Elle ne se préoccupe pas des impacts de cette décision sur la vie de famille des profs dont les enfants sont en vacances. Ils n’auront qu’à prendre leurs vacances à un autre moment.

PAS DE REPORT DE VACANCES
La CSDM veut abolir le report de vacances à l’EDA et trouver une autre formule parce qu’il «est de plus en plus difficile d’assurer un remplacement efficace en cours d’année».

PAS DE FIN DE SEMAINE POUR CERTAINS PROFS DE LA FP
La CSDM aimerait bien que la semaine de travail de ceux qui donnent de la formation dans le domaine de la santé ne se limite plus à 5 jours, mais qu’elle inclut dorénavant les fins de semaine.

BELLE CONCEPTION DE LA CONCILIATION TRAVAIL-FAMILLE!  


La CSDM doit au contraire faire son bout de chemin pour favoriser la conciliation travail-famille. À défaut d’une responsabilité légale, il s’agit là d’une responsabilité sociale de l’employeur, surtout de la part d’une commission scolaire qui se dit porteuse d’une mission sociale.


FACILITER L'ACCÈS AUX CONGÉS EN CAS DE FORCE MAJEURE…
Pour la conciliation travail-famille:
Parce que nous avons, nous aussi, droit à la meilleure qualité de vie possible, nous demandons que les profs puissent utiliser les journées prévues en cas de force majeure pour la conciliation travail-famille.
Pour les profs qui sont en précarité d’emploi:
Pour améliorer leur qualité de vie, nous demandons l’accès aux congés en cas de force majeure pour les personnes à taux horaire et pour les suppléantes et les suppléants lorsqu’une journée de travail est prévue. 

FAVORISER LES CONGÉS SANS TRAITEMENT 
Rappelons-nous que, l’an dernier, la CSDM a refusé plusieurs congés sans traitement ou différés. L’Alliance demande donc que le congé sans solde à temps plein ou à temps partiel puisse être accordé sur demande à l’enseignante ou à l’enseignant réguliers (permanents ou en voie de permanence) ainsi qu’aux personnes mises en disponibilité. 

ÉLARGIR LE REPORT DE VACANCES À L'EDA 
Nous voulons que le report de vacances devienne accessible aux personnes sous contrat à temps partiel de 800 heures.

RESTREINDRE LE DÉPASSEMENT DE LA TÂCHE ÉDUCATIVE À LA FP 
Afin de contrer les abus, l’Alliance demande l’adoption de règles strictes et précises afin de limiter le dépassement de la tâche éducative.